2 / 04 / 2025
Nos ancêtres mangeaient-ils mieux que nous ?
Si vous êtes végétarien, vous pensez peut-être que nous devrions tous l’être parce nous descendons de primates arboricoles. Votre voisin, qui est omnivore, pense peut-être quant à lui que la viande devrait faire partie de notre régime alimentaire parce que tel était celui de nos lointains ancêtres. Qu’en est-il vraiment de l’alimentation ancestrale ? L’Homme est-il, pour reprendre le titre de l’excellente vidéo de Christian Petten que je vous invite à découvrir1, un primate végétarien ou un prédateur céto-carnivore ? Ou se situe-t-il quelque part entre les deux ?
Vous imaginez bien qu’il n’est pas aisé de répondre à cette question de façon claire et précise tant cela à remonte à des temps très anciens, mais nombre de recherches passionnantes et très complètes existent permettant de « remonter le fil » et cerner au plus près la question. L’alimentation a été un pilier majeur de notre évolution comme vous allez le voir dans ce long et passionnant voyage à travers le temps, qui va être également l’occasion de « remettre les pendules à l’heure » en ces temps actuels où les différents courants nutritionnels utilisent, pour appuyer leurs recommandations, l’argument évolutionniste avec une vision souvent réductionniste, partielle, en un mot allant dans leur sens.
Pourquoi la question est d’intérêt
D’aucuns s’en désintéresseront peut-être arguant que l’homme a considérablement évolué (la société aussi bien sûr), et n’a donc plus rien à voir avec celui du « temps des cavernes ».
C’est omettre – ou ne pas avoir connaissance - que nous continuons de porter en nous les prémisses de la vie sur Terre, des premiers organismes vivants. Les humains modernes que nous sommes – les Homo sapiens - avons beaucoup de gènes en commun, outre avec les Néandertaliens (99,7%), avec nombre d’animaux tant terrestres (chimpanzés, macaques, souris, vaches, chats, chiens, poulets, vers…) que marins (oursins…) et volants (mouches des fruits), mais aussi avec des fruits comme la banane, et autres plantes, avec lesquelles nous avons beaucoup de mécanismes cellulaires en commun.
Ainsi, s’il est bien connu que nous avons 98% de gènes en commun avec le chimpanzé, il l’est bien moins que nous en partageons plus d’un tiers avec la jonquille, 25% avec la laitue ou le riz2. Sans oublier le vivant fongique : 26% de gènes en commun avec la levure et 18% avec le champignon de Paris3.
Aussi, nous portons encore en nous aujourd’hui des mécanismes profonds issus de la préhistoire, période étant marquée par une grosse accélération dans notre évolution.
Si nous sommes là aujourd’hui, seule espèce du genre Homo survivante (toutes les autres se sont éteintes), c’est que nos ancêtres ont bien œuvré, et l’alimentation qu’ils ont adoptée au fil des temps fait partie des piliers majeurs de notre survivance. La question, et surtout la réponse, est donc d’importance et mérite tout notre intérêt et attention.
Une grande variation de la diète au cours du temps
Sans surprise, au vu de ce long parcours loin d’être un long fleuve tranquille, elle n’a pas toujours été la même tout le temps, elle a beaucoup varié et elle a même pu être radicalement différente selon les époques et les lieux où se trouvaient Homo sapiens ou les ancêtres d’H. sapiens. Parmi ces derniers, si les Australopithèques, qui étaient des omnivores très diversifiés, n’avait pas modifié leur diète, notre lignée ne serait probablement jamais apparue4.
S’il ne s’agit pas à proprement parler d’alimentation optimale, cela nous donne une indication sur les diètes qui sont viables : celles qui ont permis de survivre, voire de vivre.
L’histoire de l’humanité est parsemée d’embûches et âpres luttes contre les conditions climatiques parfois extrêmes, les changements de milieux et de niches écologiques, et autres épisodes de raréfaction de la nourriture.
Il a fallu faire preuve d’une très haute adaptabilité au cours de ces millions d’années qui auraient pu nous voir disparaître à plusieurs moments de l’histoire, où notre espèce fut même réduite à quelques milliers d’individus sur la Terre entière… C’est ce l’on appelle un goulot d’étranglement de population (ou démographique), un phénomène où la population diminue drastiquement. Les ancêtres humains en auraient connu un grave il y a près d’un millions d’années, avec une réduction de 100 000 à 1 000 individus, selon les auteurs d’une étude publiée dans Science en 20235. Ce goulot d’étranglement aurait eu lieu il y a environ 930 000 à 813 000 ans, soit durant 117 000 ans, et aurait rapproché les ancêtres humains de l’extinction. Cet événement coïnciderait avec un changement climatique majeur, marqué par des périodes prolongées de refroidissement du climat, et un événement de spéciation.
Puisque nous venons d’évoquer le climat, parlons-en, avant de partir plus spécifiquement à la découverte de l’archéologie de la diète, pour reprendre le titre du très complet Manuel d’Oxford, ouvrage de référence aux pas moins de 33 contributions combinant les approches des archéologues et paléoanthropologues6.
Évolution du climat
Notre Terre a connu au cours de son histoire de nombreux épisodes glaciaires, c’est-à-dire couplant refroidissement du climat et englacement d’une partie importante des continents, et interglaciaires, avec des températures plus chaudes, tempérées. Le Quaternaire, qui constitue un tournant majeur dans notre lignée, se caractérise par la fréquence et la régularité des épisodes glaciaires. Il est subdivisé en deux époques géologiques : le Pléistocène (2,588 millions d’années à 17 000 ans avant le présent) et l’Holocène (11 700 à aujourd’hui), époque géologique qui est la nôtre aujourd’hui. Même si pour certains nous serions dans l’époque qui lui succède : l’Anthropocène, qui aurait débuté à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle. Cette notion ne fait toutefois pas l’objet d’un consensus de la communauté scientifique géologique.
Cette petite parenthèse étant faite, revenons au Pléistocène qui est une période importante car elle est marquée, non par l’émergence du genre Homo qui remonte à la fin du Pliocène (avec l’évolution d’Australopithèque marquant le début de la branche humaine), par l’évolution rapide du genre Homo, à partir de cet ancêtre commun, conduisant à de nouvelles espèces, en Afrique et en Eurasie, et par une extinction majeure ayant éliminé une grande partie de la mégafaune mondiale. Tous les continents ont été touchés.
Le Quaternaire, qui commence approximativement au moment de la mise en place de la calotte glaciaire, est donc caractérisé par des cycles de période glaciaire/interglaciaire répétés, ce qui signifie en clair si nos lointains ancêtres ont connu des conditions extrêmes de froid et glace, il y eu aussi des moments plus « doux ». L’image selon laquelle que l’être humain vivait tout proche de la banquise dans la neige et la glace en permanence et n’avait pas accès à autre chose que des produits d’origine animale, volontiers véhiculée par le milieu cétogène et carnivore, est donc très loin de la réalité, comme le souligne Christian Petten. L’être humain a certes vécu dans de telles conditions, mais de manière isolée, dans des régions précises du monde, et par moment.
Les premières populations qui ont colonisé des régions comme l’Europe, donc des régions plus froides, se sont éteintes à plusieurs reprises sans laisser de descendance. Donc il y a eu des peuplements dans ces zones-là, mais ces peuplements ont été stériles au niveau de l’évolution.
Les ancêtres humains étaient majoritairement répartis autour de l’équateur (plus chaud), certes un peu plus froid pendant la préhistoire mais largement vivable. Des migrations s’effectuaient probablement pendant les périodes interglaciaires quand le climat les permettait.
Nous sommes probablement aujourd’hui dans une période interglaciaire plus chaude qui sera suivie d’une autre ère glaciaire. Selon les géologues, et étant donné que notre Terre possède aujourd’hui un continent au-dessus du pôle Sud et un océan presque fermé sur le pôle Nord, elle continuera en effet à connaître des périodes glaciaires dans un avenir géologique proche.
Évolution de l’Homme
L’évolution de notre lignée va connaître un tournant majeur au niveau d’Australopithèque avec l’apparition des premiers hommes. Les Australopithèques forment un genre d’Hominina (sous-tribu d’homonidés), de taille relativement petite avec un cerveau bien développé par rapport à d’autres espèces, mais bien en dessous de ce que nous avons aujourd’hui. Ils vont se scinder en deux branches : les paranthropes et Homo.
Les paranthropes ont la particularité d’avoir une alimentation très végétalisée. Donc on passe d’australopithèque qui était un omnivore très diversifié consommant des petites proies, des insectes, mais aussi des végétaux plus fibreux, des feuilles, des fruits, etc. - un généraliste en somme -, à une espèce qui va spécialiser dans la consommation de végétaux beaucoup plus fibreux, là où notre lignée, Homo habilis précisément, va inclure de plus en plus de produits animaux dans sa diète. Une seule des deux espèces a survécu et donné naissance à d’autres espèces : Homo habilis, puis Homo erectus et ergaster, et enfin Homo sapiens. Les paranthropes ont quant à eux disparu, c’était une lignée stérile.
Cette nouvelle diète comprenant plus de produits de source animale va permettre l’accroissement du volume du crâne chez H. habilis, donc de développer la technique de la chasse, puis d’engendrer une nouvelle espèce qui sera Homo erectus ou ergaster avec un cerveau largement développé.
Sur 7 millions d’années, la hausse du volume cérébral s’effectue en parallèle de l’acquisition de nouvelles compétences : fabrication de nombreux outils, dont la complexité croît avec le temps, émergence d’une forme de langage articulé, apparition de la culture, de comportements symboliques et des arts…. Notons que la taille des cerveaux est en régression depuis quelques dizaines de milliers d’années7.
Il est communément admis qu’Homo habilis a commencé à introduire des produits animaux en consommant certes des petites proies, mais aussi, en accédant grâce à son intelligence (en utilisant les pierres pour frapper et casser les os) à des parties de carcasse que d’autres animaux ne parvenaient pas à utiliser,. Notament la cervelle contenue dans la boîte crânienne ou la moelle dans les os longs comme le fémur. H. habilis avait ainsi accès à une riche source de graisses principalement d’origine animale, hautement nutritive, fournissant donc un carburant, une énergie facilement utilisable, mais aussi des nutriments clés liposolubles, issus de ces graisses, importants pour le développement du système nerveux et du cerveau. Rappelons que notre cerveau est principalement constitué de graisse.
Donc, oui nous descendons de primates végétariens. Mais 7 à 8 millions d’années nous séparent de cet ancêtre commun (avec les gorilles, etc.) qui était principalement végétarien, et c’est durant cette période que notre lignée a connu l’évolution la plus dramatique, certes de son cerveau, comme nous venons de le voir, mais aussi de son système digestif et de sa physiologie de manière générale. Certains changements indiquent en effet clairement que durant ces millions d’années la diète de notre lignée a été radicalement différente de celle des bonobos, chimpanzés, gorilles et orangs-outans.
Outre la bipédie et la verticalité qui caractérisent l’être humain, là où le primate est quadrupède, l’articulation de son épaule possède des caractéristiques très spécifiques permettant le lancer d’objets (pierre ou javelot), et donc fondamentalement de chasser de manière beaucoup plus efficace, quand un gorille ou un chimpanzé peine à lancer de manière précise et forte.
De même, là où le gorille possède une cage thoracique très large pour contenir un système digestif prenant beaucoup de place à mesure que l’on descend dans la partie inférieure, avec un côlon très long (dont la fonction particulière est principalement, rappelons-le, de permettre la digestion des fibres et donc de tirer de l’énergie et des nutriments des végétaux), l’être humain a un système digestif beaucoup plus petit avec un côlon beaucoup plus court. On est en dessous de 20% du volume, tandis qu’il est de l’ordre d’environ 50% chez toutes les espèces de singes ayant une alimentation très végétalisée.
Il existe également une différence notable au niveau de l’intestin grêle dont le volume total est relativement faible chez le gorille, autour de 13 à 14% (lui permettant d’absorber les glucides facilement absorbables comme ceux issus des fruits et du miel, par exemple), mais constitue plus de 55% du volume chez l’être humain, car il faut un intestin long pour absorber les protéines et les graisses. Cela indique que l’être humain a évolué en faveur d’une meilleure capacité à digérer et absorber des nutriments issus des graisses et des protéines dans un milieu naturel.
Si la taille de l’estomac ne varie pas beaucoup entre les espèces, son degré d’acidité oui. Et il s’avère que l’acidité de l’estomac chez l’être humain est très forte, même plus forte que la plupart des carnivores. Elle est égale à celle que l’on trouve en général chez les charognards, car il faut détruire les pathogènes de la viande. Ceci indique que notre espèce a probablement évolué en consommant de la viande peu fraîche, se nourrrissant certainement à un moment donné sur les carcasses d’animaux laissés par d’autres prédateurs.
Il est intéressant de noter à ce propos que de plus en plus de personnes souffrent aujourd’hui d’achlorhydrie ou hypochlorydrie, c’est-à-dire une insuffisance de la production d’acide chlorydrique dans le suc gastrique, ce qui engendre des problèmes divers tels que des infections intestinales régulières, une mauvaise capacité à digérer les protéines. Et il s’avère dans la pratique que cela touche très fréquemment les végétariens ou les personnes qui ont un passé végétéarien.
La reconstruction de la place de l’homme dans la chaîne alimentaire, ce que les scientifiques nomment le niveau trophique humain (HTL) (plus il est haut, plus on est carnivore, « prédateur)» montre très clairement qu’à un moment donné de l’évolution, nos ancêtres ont clairement consommé des produits animaux, et pas que végétaux. Une étude en particulier est très intéressante : les chercheurs se sont attelés à reconstruire le HTL pendant le Pléistocène en examinant les preuves de son impact sur les systèmes biologiques, écologiques et comportementaux issus de diverses études existantes8. Ils ont ainsi mis en évidence que le niveau trophique de la lignée Homo qui a très probablement conduit aux humains modernes a évolué à partir d’une base basse à une position haute et carnivore pendant le Pléistocène, commençant avec Homo habilis et culminant chez Homo erectus. En un mot, ils avaient un haut niveau carnivore, c’était des ominvores hypercarnivores (soit 70% de l’alimentation issue de produits animaux). Un renversement de cette tendance apparaît dans le Paléolithique supérieur, se renforçant au Mésolithique/Épipaléolithique et au Néolithique, et culminant avec l’avènement de l’agriculture.
La raréfaction des grandes proies et l’avènement de l’agriculture, qui a très probabelement été nécessaire à un moment donné pour cette même raison, a vu ensuite notre niveau trophique baisser. Nous sommes aujourd’hui à 2,2, selon une étude publiée dans PNAS9, niveau proche d’un anchois ou d’un cochon.
D’une manière générale, on peut retenir de l’étude sur le HTL durant le Pléistocène que l’être humain a évolué en consommant une large partie de sa diète sur les produits animaux mais qui a complété très fréquemment et probablement la plupart du temps avec des végétaux à haute densité nutritionnelle et faciles à digérer au vu des différentes mutations au moment où elles sont survenues. On peut estimer que l’être humain ou nos ancêtres consommaient principalement des fruits comme produits de source végétale, car ils sont très faciles à digérer et apportent une source d’énergie facile à utiliser. Et tout cela correspond à l’évolution qu’a connu notre système digestif avec une réduction de la taille du côlon.
Au niveau génétique, il s’est aussi passé des choses.
Des adaptations génétiques au niveau du métabolisme des oméga-3
Une étude pointe un changement génétique survenu chez les humains africains il y a environ 85 000 ans dans les acides gras désaturase (FADS), une famille d’enzymes qui convertissent les acides gras saturés en acides gras insaturés et polyinsaturés, montrant une une augmentation marginale dans l’efficacité de la conversion des aciudes oméga-3 d’origine végétale en DHA. Ce changement peut signifier, selon les auteurs, une augmentation des composants végétaux alimentaires à cette époque en Afrique. En Europe, cependant, un changement similaire n’a eu lieu qu’avec l’arrivée du Néolithique, ce qui suggère qu’un régime à base de plantes était rare avant.
Des rséserves corprelles de graisse élevées pour les temps de disettte
Une autre particularité appuie l’argument en faveur de notre consommation ancestrale d’aliments de source animale est notre particularité d’avoir des réserves de graisse corporelle bien plus élévées que les chimpanzés, nos plus proches parents. La graisse corporelle, c’est fondamentalement une réserve d’énergie qu’on stocke en nous pour affronter des périodes de disette. Si un primate qui vit en forêt équatoriale a tout à portée de main (fruits, feuilles), point besoin n’est de réserve de graisses - ce serait même contre-productif - l’humain, au contraire, a de la peine à tirer de l’énergie et des nutriments de cela, hormis les fruits et le miel, et il est nécessaire d’avoir des réserves de graisse en cas de mauvaise chasse ou autre raréfaction de nourriture pour quelque raison que ce soit. Les chasseurs-cueilleurs actuels (les Hadza) se sont avérés avoir des réserves de graisses suffisantes pour que les hommes et les femmes puissent jeûner pendant trois et six semaines respectivement. Nombre d’études pointent que les humains semblent très bien adaptés au jeûne prolongé quand les graisses fournissent la majeure partie de leurs calories. L’entrée en cétose est rapide et les corps cétoniques remplacent le glucose comme source d’énergie dans la plupart des organes, cerveau y compris. Le fameux « régime cétogène » dont on parle beaucoup aujourd’hui, nous y compris. Oui, nous sommes céto-adaptés depuis des temps très anciens.
Pour conclure, notre système digestif a évolué de telle manière que nous ne pouvons pas exclusivement manger que des végétaux. Notre passé lointain d’omnivores hypercarnivores a aussi fait de nous des survivants, en développant notre capacité à stocker les graisses et à les utiliser pour continuer à vivre, nourrir notre corps et notre cerveau malgré les périodes de disette. Ce mécanisme, nous le portons toujours en nous.
Notes
1 - https://www.youtube.com/watch?v=MD_RIo-cHiI&ab_channel=Révolutionancestrale-ChristianPetten
2 - Darbeschwar Roy, Biotechnology, Alpha Science International, 2010
3 - Jean-Christophe Guéguen et David Garon, Biodiversité et évolution du monde fongique, EDP Sciences, 2015
4 - Le genre Australopithèque, entre environ 4,2 et 2 millions d’années avant le présent, serait l’ancêtre du genre distinct d’hominines appelé Paranthrope, et probablement du genre Homo. Les Hominina sont une sous-tribu qui inclut le genre Homo et les genres éteints apparentés, tels que les Australopithèques ou les Paranthropes. Cette sous-tribu rassemble toutes les espèces de la lignée humaine, qui s’est séparée de la lignée des chimpanzés (Panina) il y a au moins 7 millions d’années. Le caractère le plus notable reconnu aux Hominina est la bipédie, alors que les chimpanzés et les gorilles sont quadrupèdes
5 – Wang Jie Hu et al. Genomic inference of a severe hulman bottleneck during the Early to Middle Pleistocene transition, Science, 31 août 2023
6 – The Oxford Handbook of the Archeology of Diet, Oxford University Press
7 - L’évolution du cerveau humain : clichés et réalité, Muséum national d’Histoire naturelle
8 – Miki Ben-Dor et al. The evolution of the human trophic level during the Pleistocene
9 – Bonhommeau S. et al. eating up the world’s food web and the human trophic level, PNAS, 2023