Tout le monde ne peut pas manger la même chose !

On ne peut pas manger la meme chose

Que ton aliment soit ton médicament !

Cela fait plus de 2000 ans qu’on nous le dit!

La Chine, l’Inde, Hippocrate ont tentés de nous convaincre de l’importance du choix de nos aliments selon notre terrain, en respectant les saisons et en observant des périodes de jeûnes pour mettre au repos notre organisme.

Qu’en est il aujourd’hui de ces prescriptions?
L’alimentation, bien qu’en premier plan au niveau des médias, est en réalité une préoccupation secondaire, voire même reléguée au dernier rang de la préoccupation du plus grand nombre. On ne fait le lien avec les aliments que lorsqu’il y a un problème de surpoids ou de diabète. Les seules recommandations: « Mangez 5 fruits et légumes par jour »! pour le reste, c’est de la littérature pour écolos.
La médecine lève les yeux au ciel quand on voudrait faire un lien entre une schizophrénie, une dépression, une polyarthrite, un lymphome et l’alimentation. On passe pour rétrograde et empêcheur de bien vivre.
- »Je suis un bon vivant, moi Madame, » me dit un monsieur pesant 20 kg de trop et frisant la dépression, car rien ne va plus dans sa vie à 60 ans! Jamais il ne voudrait changer ses habitudes alimentaires.
- »Mais si je supprime mon fromage, mes pâtes et mon pain, qu’est ce que je vais manger? C’est trop dur! Je ne pourrai pas m’en passer! et il faut bien mourir de quelque chose… »

Et pourtant, s’ils savaient!

Chromosomes

Aujourd’hui, grâce aux progrès de la Science et à notre prix Nobel Français de médecine, Jean Dausset, on sait que nous sommes tous différents et que nous héritons de nos deux parents des prédispositions génétiques à un certain nombre de maladies.
C’est à travers la découverte du système HLA (Human Leucocyte Antigène), qu’il a démontré que nous avions tous une identité génétique tissulaire personnelle, rattachée au chromosome 6 et qui pouvait présenter 10 puissances 10 combinaisons possibles!

Les notions que je vais développer ici sont fondamentales pour comprendre pourquoi nous ne faisons pas tous les mêmes maladies et ce que peut nous apporter la découverte de Jean Dausset au niveau de la mise en place d’une médecine, plus basée sur la prévention que sur la guérison.

On est tous différents et on a chacun une combinaison personnelle

Cette découverte a permis de comprendre pourquoi certaines personnes rejetaient la greffe de l’organe qu’on a tenté de lui transmettre. Aujourd’hui, la diversité de ce système a permis de comprendre ce mécanisme de rejet, maintenant on va bien au-delà de cette fonction biologique naturelle. On a compris que le système HLA a un rôle fondamental de médiateur de notre réaction immunitaire entre l’immunité innée, c’est-à-dire le Soi, et l’immunité acquise, c’est-à-dire le non Soi. Pour faire court, le Soi c’est ce que l’on peut manger. Le non Soi c’est ce à quoi on va réagir et qui nous est interdit de manger.

Qu'est-ce que l'immunité innée ?

Ce sont les caractères de défense intrinsèques ( qui nous appartiennent en propre) , qui font partie de notre constitution appelé génome.

Qu'est-ce que l'immunité acquise ?

C’est la capacité adaptative, qu’une procédure biologique de reconnaissance et de défense met en place lorsqu’il y a une agression venant de l’extérieur. Il s’ensuit, dans le meilleur des cas, une éradication de l’agresseur. Si cette destruction n’est pas directement possible, alors s’installe une reconnaissance adaptative, mais qui passera par certaines réactions spécifiques de notre système HLA.

Celui ci peut être le support d’une réaction exagérée , qui peuvent entraîner deux types de dysfonctionnement:

1/ notre système de défense est en « faillite » et on aboutit à une immunodéficience

2/ les cellules ne se reconnaissent plus et se détruisent entre elles, c’est ce qu’on appelle l’auto-immunité.

Nous sommes en permanence confrontés à notre environnement, et ces attaques peuvent être chimiques, alimentaires, médicamenteuses, agricoles, industrielles, mais aussi les agressions peuvent être d’ordre physique, géophysiques, avec rayonnements toxiques, et enfin les offensives peuvent être d’ordre bactériologiques et virales. Notre Système HLA fait que nous ne sommes pas tous identiques face à l’agression d’un microbe ou d’un virus.

Un peu de médecine !

L’allèle (souvenez vous bien de ce terme) est l’unité fondamentale de notre carte génétique tissulaire appelée « Haplotype HLA ».

Chaque Haplotype HLA est individualisé par 5 couples d’allèles, présents dans la partie moyenne des bras courts du chromosome 6.

Il y a au total : 2 HLAA, 2HLAB, 2 HLACw, 2 HLADR, 2 HLADQ

Chacun de ces allèles réagit d’une façon particulière vis-à-vis d’une maladie. Elle se déclenche à cause d’ une susceptibilité extérieure au Soi. On désigne ce phénomène de mimétisme moléculaire causé par une bactérie, un virus, un métal lourd, une molécule médicamenteuse etc.

Ces susceptibilités sont à l’origine du mécanisme de dérégulation de l’immunité acquise. C’est la même chose pour les susceptibilités alimentaires .

Genetique

Prenons en exemple....

Premier exemple, les 2 allèles DQ2, DQ8 ont été les deux premiers allèles reconnus par la communauté scientifique mondiale, comme prédisposant à la maladie cœliaque ( maladie grave due à une intolérance au gluten pouvant entrainer la mort).
Actuellement, 11 allèles sont susceptibles d’intervenir dans l’intolérance au gluten, et ce, depuis votre naissance voire même depuis votre conception!
Vous pouvez avoir un ou plusieurs de ces allèles d’intolérance au gluten . Si c’est le cas, vous pouvez avoir tous les signes digestifs visibles de la maladie cœliaque dès la naissance. Pourtant, ces signes digestifs peuvent être masqués du fait de la coexistence d’autres allèles prédisposant à d’autres maladies ,alors qu’il existe pourtant des prédispositions à l’intolérance au gluten. Dans ce cas de figure, vous pouvez vivre les premières années de votre enfance avec juste des petits problèmes digestifs, et, au fur et à mesure que le temps passe et que vous grandissez, vous pouvez endommager votre muqueuse intestinale, ce qui risque d’ entraîner d’autres maladies, suite à un choc brutal, physiologique ou psychologique, dues à l’agression d’un antigène fourni précisément par ce mimétisme moléculaire.

Plus vous possédez d’allèles concernés par la maladie cœliaque, plus l’intolérance au gluten risquera d’occasionner des dégâts parfois irréversibles sur un organe.

Prenons l’exemple d’une personne porteuse du HLA B2 7. Le fait d’avoir, dans son Haplotype, des allèles de l’intolérance cœliaque, ceux ci vont « booster » la mise en place d’une spondylarthrite ankylosante ou d’une iléite de Crohn.

C’est une maladie auto-immune d’organes. Si, au contraire, plusieurs organes sont atteints, (par exemple dans le cas d’un lupus médicamenteux), on parlera de maladie auto-immune systémique.

Chromosome

Pourtant actuellement on ne reconnait votre intolérance au gluten que si, après une biopsie, on observe une abrasion des villosités intestinales. Si votre intestin n’est pas encore une passoire (leaky gut) , alors on cherchera d’autres causes de votre maladie de Crohn, de votre ostéoporose ou de votre spasmophilie. On vous prescrira une panoplie de médicaments qui vous feront développer d’autres maladies, soulageront temporairement vos symptômes et prépareront, dans le bruit sourd de vos tissus, une maladie auto-immune à laquelle vous étiez prédisposé, selon votre Haplotype* HLA: diabète, maladie de Crohn, polyarthrite, lymphome, psoriasis, cancer, sclérose en plaques, thyroïdite d’Hashimoto, maladie de Hodgkin, alopécie, syndrome de Raynaud, herpès, sclérodermie, leucémie, vitiligo, maladie de Behcet, maladie rénale, lupus, dermatite herpétiforme, myasthénie, maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, tuberculose, désordres maniaco dépressifs, spondylarthrite, mononucléose, narcolepsie, thromboses, hépatites, maladie de Burger, alcoolisme, sarcome de Kaposi, anémie pernicieuse, syndrome de Sjögren, maladie de Guillain-Barre, ostéoporose, arthrose… Toutes ces maladies pourraient être évitées avec quelques règles d’hygiène alimentaire et environnementales, qui paraitront simples dans 50 ans.

Aujourd'hui, la prescription de ces règles sont à contre courant de notre société.

Bien se nourrir devient un parcours du combattant.
On va vous traiter d’orthorexique si vous voulez manger tout bio et que vous faites très attention à votre alimentation. Bien entendu, il ne faut pas que cela devienne une obsession. Bien manger peut se conjuguer avec convivialité. Vous pouvez aller dans tous les restaurants, vous trouverez toujours un poisson, une volaille, des légumes, des crudités, des œufs, même dans une pizzeria. Le seul restaurant à éviter impérativement est le fast-food.

En tout cas, la découverte de Jean Dausset devrait faire comprendre à nos autorités sanitaires que nous sommes tous uniques, et que donc la médecine doit être individualisée et que tout le monde ne peut pas manger la même chose !

Au cours des mois qui viennent, je vais vous expliquer comment ça marche. Comme cela, vous pourrez choisir en connaissance de cause les aliments qui vous conviennent, sans pour cela rentrer dans une quelconque chapelle alimentaire.
À la semaine prochaine !

Marion Kaplan

selon l’enseignement
du docteur Tadeusz Nawrocki

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