Et si les maladies neurologiques et la dépression se fabriquaient dans votre intestin? 2ème partie

Transcription de la conférence Natasha Campbell McBride, qui était présente au dernier congrès de Quantique Planète en avril 2014 à Aix en Provence.

 

« J’ai voulu retranscrire cette conférence, car elle me semble fondamentale pour mieux comprendre comment nos états d’âme, notre moral, notre vitalité et notre système immunitaire sont dépendants de notre flore intestinale.

Je l’ai fais en 2 parties, car cela aurait été trop long à lire en une seule fois.

 

Laissons-lui la parole  » Marion Kaplan

Deuxième partie

Pour ceux qui ont raté la première partie, retrouvez là ici

Parlons du gluten et de la caséine

Les glutéomorphines et les casomorphines sont des peptides qui se forment quand on essaye de digérer le gluten et la caséine bovine. Elles se forment chez tout le monde. C’est la première étape du processus digestif. Mais ces substances doivent se décomposer avant d’arriver dans le sang. Sauf que chez les personnes qui n’ont pas une flore intestinale normale, ces substances sont absorbées avant d’être complètement digérées et arrivent dans le flux sanguin non décomposées. Entrant dans le flux sanguin, elles arrivent au niveau du cerveau et ont le même effet que l’héroïne ou certaines drogues. Une fois que cette recherche a été publiée, on a développé le régime sans gluten et sans caséine appelé le régime SG SC.

En appliquant ce régime, on n’enlève que deux toxines. Ce régime ne guérit pas la paroi intestinale et ne modifie pas la flore intestinale. Il y a des centaines d’autres toxines qui sont transportées du sang jusqu’au cerveau.

Dans mon expérience, le régime SG SC est une perte de temps si l’on ne fait que ça. Il faut aller plus loin et on doit travailler sur la flore intestinale et la réparer.

Dans les expériences cliniques que peut-on constater comme scénario?

La mère de l’enfant souffre d’une dysbiose intestinale et elle la lui transmet lors de la naissance. À peu près 50 % des pères sont aussi concernés par cette flore intestinale dégradée. Les enfants qui sont nés par césarienne acquièrent leur flore d’une façon opportuniste à travers le contact des mains et des personnes qui s’occupent d’eux ; cette flore est donc une flore anormale. Le bébé commence alors sa vie avec une flore intestinale dégradée.

Le système immunitaire des enfants n’est pas mature à la naissance. C’est un système qui a besoin d’être éduqué. La formation d’un système immunitaire sain, dépend d’une façon cruciale d’une flore intestinale normale dans les premiers jours de la vie. Un enfant qui a une flore intestinale dégradée à la naissance, sera dans un état d’immunodéficience dès le départ. Ce qui mène à toutes sortes d’affections, dont les plus fréquentes sont les otites. On va alors leur donner de façon répétitive des antibiotiques, ce qui va détruire le peu de bactéries bénéfiques qu’ils avaient au départ. À chaque traitement aux antibiotiques, la flore intestinale va se dégrader de plus en plus. Les infections bronchiques sont également très courantes dans la petite enfance et vont de nouveau être soignées avec des antibiotiques. Le système immunitaire est alors encore plus compromis. Les antibiotiques ont un effet dévastateur direct sur le système immunitaire. Les antibiotiques à spectre large tuent de nombreuses cellules immunitaires, ce qui augmente encore l’immunodéficience de l’enfant.

Les vaccinations se joignent à ce cocktail. Les vaccins ont été inventés par des personnes bienveillantes qui voulaient apporter du bien à l’humanité. Mais je pense que cette motivation a disparu depuis longtemps. Les vaccinations sont une énorme industrie très profitable. Les enfants qui sont dans cet état ne sont pas en état d’être vaccinés. On ne devrait pas les vacciner en utilisant le protocole classique. Les vaccins ne causent pas l’autisme mais ils endommagent le système immunitaire, système qui est déjà compromis et qui n’est pas capable de gérer les vaccins. Dans une certaine proportion d’enfants, l’immunodéficience a déjà atteint un certain seuil et le vaccin peut être alors, la dernière goutte d’eau qui fera déborder le vase.

bebe

Dans ma clinique, il y a à peu près 1/3 des parents qui peuvent faire le lien entre le début de l’autisme et un vaccin. Chez certains enfants, les conséquences peuvent être un diabète de type 1, chez d’autres, ce sera de l’asthme ou de l’eczéma, ou des attaques d’épilepsie etc. La proportion des enfants souffrant du syndrome GAP grandit à chaque génération. Ce qui implique que dans le monde occidental, la proportion des bébés qui ne sont pas en état d’être vaccinés est en constante augmentation. Nous devrions changer nos protocoles standards de vaccination.

Ce changement ne viendra pas des hautes autorités mais il viendra de la base, il viendra de vous, les parents !

Le régime de sevrage habituel se base en général sur une alimentation avec des céréales transformées et du lait industriel. Ce type d’alimentation approvisionne parfaitement les agents pathogènes du système immunitaire, ce qui ne fait qu’empirer la situation.

Résultat ? L’enfant souffre d’une dysbiose intestinale sévère, et son système digestif, plutôt que d’être une source de nutrition et de protection, devient la source majeure d’intoxication pour le corps.

Des centaines, voire des milliers de substances chimiques toxiques extrêmement dangereuses, sont transportées de l’intestin via le sang jusqu’au cerveau. Par conséquent, le cerveau ne peut pas fonctionner correctement.

Quelles sont les conséquences du syndrome Entéropsychologique?

On va commencer par les enfants :

L’autisme: la plupart des enfants autistes naissent avec un cerveau parfaitement normal.  Mais, ayant hérité d’une flore intestinale anormale de leur mère, un flux de toxicité est transporté de l’intestin jusqu’au cerveau qui se trouve encombré de toxines.

Comment les bébés apprennent-ils ?  Ils écoutent, ils regardent tout le monde fixement avec intensité car ils cherchent à comprendre qui ils ont en face d’eux. Ils touchent tout ce qui est à leur portée, ils mettent tout à la bouche…

autisme

Que sont ils en train de faire en se comportant de la sorte ?

Ils utilisent leurs organes des sens, leurs oreilles, leurs yeux, leur toucher, leurs papilles, pour rassembler les informations de l’environnement et ensuite les analyser. C’est ainsi que l’enfant apprend. Il apprend ainsi en se disant, « ça, c’est papa je peux lui faire confiance, ça c’est un jouet je joue comme ça avec, ça c’est un aliment et je le mange comme ça, voilà comment j’imite les gens ou les enfants autour de moi« … Mais si le cerveau de l’enfant est embrumé par ces toxines, il ne pourra pas assimiler les données de son environnement. Cette information devient alors comme un bruit de fond, une brume à l’intérieur de son cerveau. L’enfant ne pourra plus acquérir des connaissances utiles du fait de ces perturbations. C’est la raison pour laquelle vous pouvez voir des enfants autistes prendre la main d’un inconnu et partir avec eux. Maman n’a pas plus de signification pour eux que tout autre être humain. Les enfants autistes ne savent pas jouer avec des jouets. Ils ne jouent pas avec les autres enfants et ils sont incapables d’imiter qui que ce soit. C’est comme si le cerveau se mettait en procédure de mise en veille à la façon d’un écran d’ordinateur.

Afin d’aider ces enfants, il va falloir dissiper les toxines qui embrument leur cerveau. Pour ce faire, il va falloir renforcer la paroi intestinale et guérir la dysbiose.

Cela passe donc essentiellement par la guérison de la flore intestinale.

Nous faisons cela à travers le protocole de nutrition GAP*.

Les autres maladies :

Si le niveau de toxicité varie, ainsi que le caractère des toxines qui sortent de l’intestin, l’enfant est susceptible de devenir hyperactif, dyslexique, dyspraxique ou encore de développer un mélange de symptômes qu’on aura du mal à étiqueter. A peu près 80 % des enfants se trouvent dans cette catégorie. Les pédiatres font perdre beaucoup de temps aux parents en leur demandant de les ramener pour les observer tous les 6 mois. Ils perdent ainsi un temps précieux. Plus l’enfant avance en âge, plus il devient difficile de le soigner et plus il risque d’avoir des dégâts irréparables. Quant nous faisons des scans sur des enfants de 3 ans, on s’aperçoit que leurs cerveaux sont totalement normaux, alors que quand on scanne des cerveaux de jeunes autistes de 23 ans, on observe déjà d’énormes dégâts. Plus le cerveau est bombardé de toxines depuis longtemps, plus les dégâts seront importants. Plus l’enfant est pris jeune, plus il pourra se remettre rapidement parfois complètement. C’est la raison pour laquelle vous ne devez pas attendre et vous devez réagir bien avant qu’on ait étiqueté le nom de la maladie.

L’épilepsie :   J’ai observé que les crises d’épilepsie permettaient de faire un « reset » du cerveau afin d’éliminer les nombreuses toxines qui l’encombrent.

Le traitement:  Vous trouverez dans mon livre tous les détails du traitement et des remèdes à prendre en plus de l’alimentation.

Voyons ici quels sont les aliments à consommer en priorité et quels sont ceux à éviter totalement.

jus orange

L’importance des jus pressés maison

Les Jus pressés maison sont un excellent moyen de consommer de grandes quantités de légumes et de fruits frais chaque jour sous une forme digeste et qui ne compliquera pas les problèmes de fermentation et de dysbiose intestinale. Souvent les enfants n’aiment pas manger de légumes alors qu’ils adoreront boire les jus que vous allez leur préparer.

Par exemple un mélange d’ananas, de carottes et d’un peu de betterave pris le matin prépare le système digestif au repas de la journée est stimule la production d’acide gastrique et d’enzymes pancréatiques.

Un mélange de carottes, de pommes, de céleri, et de betterave nettoie le foie à merveille.

Les jus de légumes verts à feuilles (épinards, laitues, persil, aneth, carottes et fanes de betterave) avec de la tomate et du citron sont une précieuse source de magnésium naturel et de fer et exercent un effet chélateur sur les métaux lourds.

jus vert

Le jus de choux, de pommes et de céleri stimule la production d'enzymes digestives et nettoie particulièrement bien les reins.

Pour les enfants, vous devrez aménager les jus en mélangeant 50% de légumes thérapeutiques (céleri, choux, légumes verts, feuilles d’orties fraîches, fanes de betterave, choux blancs, carottes etc.) avec 50% de fruits au goût agréable : ananas, pommes, orange, pamplemousse, récent, mangue etc.

Les jus seront consommés 20 minutes avant le repas.

N’achetez jamais de jus du commerce car ils sont transformés, pasteurisés voire stérilisés et leurs enzymes et vitamines sont détruits. De plus, ils contiennent souvent des sucres transformés qui nourrissent les mauvaises bactéries et les champignons de l’intestin.

Ils devront quand même manger des légumes cuits à la vapeur douce (au Vitaliseur*) pour avoir un apport suffisant en fibres.

JusAgrume

Menu typique

Commencez la journée avec un citron pressé, additionnez d’eau de source légèrement tiédie.

Démarrez ensuite avec un jus : 40 % de pommes plus 55 % carottes plus 5 % de betterave et 5 % d’un fruit pour couvrir le goût.

Que manger au petit déjeuner ?

-Des œufs, en gardant le jaune coulant (car ainsi il garde ses lécithines et toutes ses propriétés), des légumes cuits à la vapeur douce et crus en salade avec de l’huile d’olive bio première pression à froid.

- Ou de l’avocat et de la viande, du poisson ou des crustacés assaisonnés au citron et à l’huile d’olive accompagnés d’un bouillon chaud fait maison.

Oui, dans le régime gap vous pouvez manger de la viande ! (Ceci fera l’objet d’un autre article…)

Vous pouvez ajouter à ces légumes une cuillerée à soupe de graines germées.

Ne consommez que des produits naturels et jamais de sauce du commerce.

- Des crêpes faites à partir de farine d’amandes, de noisettes, d’oléagineux ou de farine de coco que vous dégusterez avec du beurre cru bio clarifié et du miel ou bien si vous préférez les manger salées vous pouvez ajouter les légumes de votre choix. Accompagnez le tout de thé léger au citron ou de tisanes au gingembre ou à la menthe.

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Le repas du midi

- De la soupe ou des ragoûts faits maison avec des viandes impérativement biologiques (volailles canard oie etc.) les mammifères n’étant consommés qu’une fois par semaine. On peut également faire des ragoûts de poissons.

- De l’avocat avec de la viande, du poisson, des crustacés et des légumes crus et cuits à la vapeur douce. Assaisonnez à l’huile d’olive avec du citron et accompagnez d’une tasse de bouillon chaud fait maison.

Privilégiez la cuisson à la vapeur douce ou les mijotages.

Les fritures et les grillades seront bannies tant que la personne n’aura pas retrouvé son état de santé.

N’hésitez pas à manger des aliments lactofermentés comme la choucroute crue ou cuite à la vapeur douce.

Le repas du soir

Même type de repas qu’à midi ou qu’au petit déjeuner.

Si l’enfant a faim entre les repas, il peut manger un peu de fruits, de l’oléagineux ou des gâteaux faits maison à partir de farine d’oléagineux et d’œuf.

Viande

Bon appétit !

Conférence et recettes tirées du livre « le syndrome Entéropsychologique ou le syndrome GAP(gut and psychologie Syndrome) du Docteur Natasha Campbell McBride, spécialiste en neurologie et en nutrition.

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