Comment le blé nous fait vieillir… Plus vite !

Vieilissement blé

Nous avons vu précédemment comment le blé nous faisait grossir. Aujourd’hui je vais aborder un sujet qui nous concerne tous : le vieillissement. Nul n’y échappe. Comment savoir l’âge d’une personne? Outre le faite d’avoir sa carte d’identité, vous avez remarqué que certaines personnes paraissent beaucoup plus jeunes que leur âge, alors que d’autres, pourtant encore jeunes, montrent des signes de vieillissement prématuré…

Quels sont donc les paramètres nous permettant d’établir l’âge d’un être humain ?

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Établir l’âge d’un arbre est chose facile : il suffit de le couper et de compter le nombre d’anneaux qu’il contient. De même, on peut facilement établir l’âge d’un cerf à la longueur de ses bois. Mais un être humain ? À 80 ans si vous faites des analyses biochimiques, une personne en bonne santé peut avoir un très bon cœur, un très bon taux de cholestérol, de vitamine D, de triglycérides, de créatinine etc.

Encore une fois, c’est l’étude des diabétiques qui va nous éclairer.

Encore aujourd’hui les scientifiques ont du mal à prédire avec certitude l’âge biologique d’une personne. Il n’existe pas de théorie unique permettant d’expliquer les transformations qui se produisent au fur et à mesure des années : les raideurs, la fatigue, les défaillances de la mémoire, la baisse d’énergie… C’est en observant les personnes qui souffrent de diabète qu’on a pu répertorier les processus biologiques qui étaient à l’œuvre dans le vieillissement.

Un diabétique présente un certain nombre de symptômes qui apparaissent prématurément : cardiopathie, AVC, hypertension artérielle, maladie rénale, ostéoporose, arthrite, cataracte, sénilité, cancers.

En fait, on a fait un lien entre l’hyperglycémie, ce phénomène qui découle de la consommation en excès de glucides, et l’accélération des processus qui conduisent à la dépendance et à l’impotence.

Les dernières recherches américaines ont permis de déceler un des grands responsables du vieillissement : les PTG. Dans les années qui viennent, vous entendrez certainement beaucoup parler de ces fameux PTG.

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PTG, QUE SONT-ILS ?

Ce sont des produits terminaux de la glycation. Pour faire simple ce sont des molécules glycoprotéinées fabriquées à partir du glucose et qui réagissent avec les protéines de votre corps. Imaginons que vous ingérez des aliments très sucrés donc hyperglycémiants, du fait d’une plus grande disponibilité dans les tissus, le glucose va réagir avec vos protéines, formant ces fameuses molécules glycoprotéinées, où les fameux PTG. Le problème c’est que une fois formés, ces PTG sont irréversibles et indestructibles ! Quand ils se déposent à un endroit, ce sera impossible de les éliminer. Ils forment des amas de débris inutiles, qui résistent à tous les processus d’élimination et de digestion de l’organisme. À chaque fois que votre taux de glycémie s’élève les PTG s’accumulent et votre vieillissement s’accélère ?

Quelles sont les conséquences ?

Les PTG durcissent vos artères (Athérosclérose), voilent le cristallin de votre œil (cataracte) et peuvent perturber les liaisons nerveuses de votre cerveau entraînant une démence prématurée. Plus on vieillit, plus ils se concentrent dans les reins, le foie, les yeux, la peau et les autres organes. Le signe de vieillissement de la peau est facile à voir avec l’apparition des rides et de l’affaissement des tissus. L’opacité de l’œil avec la cataracte est visible aussi. Les mains noueuses de l’arthrite sont également un signe d’accumulation de PTG. Mais il y a des signes qu’on voit moins, c’est quand les PTG s’attaquent aux reins qui perdent leur capacité à filtrer les déchets et à retenir les protéines, ce qui favorise l’accumulation des plaques d’athérome dans les artères, provoquant la détérioration du cartilage des articulations, comme celles des hanches ou des genoux.

Ainsi les diabétiques ont 5 fois plus de risques d’avoir une maladie coronarienne ou une crise cardiaque, et 44 % d’entre eux feront une athérosclérose de la carotide ou d’autres artères circulant hors du cœur et entre 20 et 25 % d’entre eux ,verront leur fonction rénale se détériorer. Chez les diabétiques le taux sanguin de PTG est 60 % plus haut que chez les non diabétiques.

Retenez ceci : plus le taux de glycémie est élevé et plus longtemps il le reste, plus les PTG s’accumulent et plus les organes sont lésés. Donc le taux de PTG dépend du taux de glycémie.

Mais ce n’est pas tout ! Si vous possédez un taux élevé de PTG vous allez augmenter les marqueurs du stress oxydatif et de l’inflammation, ce qui conduira à la cardiopathie, au cancer, au diabète etc. Aux États-Unis il y a près de 30 millions de diabétiques et on dénombre actuellement 79 millions de pré diabétiques.

Ces maladies sont devenues très préoccupantes, c’est pourquoi de nombreux scientifiques, biologistes, biochimistes et autres ont fait des études poussées pour comprendre les mécanismes qui conduisent à ces maladies dites émergentes.

Si vous ne voulez pas faire partie de ces statistiques vous pourriez faire une expérience par vous-même : vous pouvez vous procurer un simple glucomètre dans votre pharmacie et mesurer votre taux de glycémie à jeun; consommez une pizza par exemple ou une tranche de pain, ou une pomme, et une heure après, vous prenez la mesure de votre glycémie. Rappelez-vous l’expérience du docteur William Davis qui avait vu son taux de glycémie monter très haut et très longtemps après avoir consommé 120 g de pain complet ! Vous serez sans doute étonné de voir à quel point votre taux de glycémie s’élève !

On peut donc certifier que les produits à base de blé sont pires que pratiquement tous les autres aliments, portant le taux de glycémie de la personne qui ingère un aliment à base de blé, à un taux qui rivalise avec celui d’un diabétique alors qu’il ne l’est pas!

Sachez que les glucides « complexes » du blé sont constitués d’amylopectine A, qui est la forme la plus rapidement digérée par l’amylase ( un enzyme), ce qui explique que les aliments à base de blé sont hyperglycémiants pendant plus de 2 heures suite à leur consommation. Le docteur William Davis nous dit que si on devait faire un concours de PTG, le blé sortirait grand gagnant, déclassant les pommes, l’orange, la patate douce, la crème glacée et la tablette de chocolat ! Cette céréale accélère donc le vieillissement.

Comment mesurer les PTG ?

On peut faire une biopsie d’un tissu des organes internes, mais je comprends que vous ne soyez pas très enthousiastes à l’idée qu’on vous prélève un tissu. Heureusement il suffit de connaître le taux sanguin d’hémoglobine glyquée (A1c ou HbA1c) pour mesurer le rythme auquel se forment vos PTG. Ce test est normalement destiné aux diabétiques mais pourquoi ne pas le faire à titre de prévention ? Chez quelqu’un de mince ayant une réponse insulinique normale et qui consomme une quantité limitée de glucides, verra son taux d’HbA1c osciller entre 4 et 4,8 %. Chez les diabétiques ce taux grimpe à 8 ou 9 % voire à 12 % ou plus! Admettons que vous ayez un taux normal, si ce taux augmente ne serait-ce que de 1 %, vous avez un risque accru d’infarctus ou de cancer.

Ainsi si vous mangez une bonne grosse assiette de pâtes bolognaises accompagnées d’une ou 2 tranches de pain et d’une petite tarte en dessert, votre taux de glycémie sera entre 150 et 250 milligrammes par décilitre et l’y maintiendra pendant 3 ou 4 heures, ce qui est suffisant pour que le glucose sanguin glyque l’hémoglobine et élève le taux d’HbA1c.

On a donc compris que cet indicateur rythme notre vieillissement : plus il est élevé, plus vite on vieillit. S’il se maintient à moins de 5 %, votre vieillissement est normal mais s’il dépasse ce taux, votre vieillissement et prématuré.

Mais il y a une autre source de PTG, on les appelle les PTG exogènes. Ce sont ceux qui sont apportés par certains aliments. Les fromages et les viandes cuites à haute température, comme une grillade ou une friture, fournissent 1000 fois plus de PTG qu’un aliment normal.

Une étude a été faite sur 2 groupes de volontaires diabétiques à qui on a fait manger les mêmes aliments : du poulet, des pommes de terre, des carottes, des tomates et de l’huile végétale. La seule différence c’est qu’on a donné au premier groupe ces aliments cuits à la vapeur tandis que le 2e groupe mangeait ces produits frits ou rôtis à 230°C. Le 2e groupe a vu son taux sanguin de PTG et ses marqueurs oxydatifs augmenter considérablement!

De même que les viandes traitées aux nitrites comme les charcuteries, le bacon, les saucisses etc. sont riches en PTG.

Vous le savez, cela fait plus de 30 ans que je conseille la cuisson à la vapeur douce c’est-à-dire une cuisson qui n’est pas sous pression et qui se régule avec les aliments, aux environ de 95°C, seuil de destruction vitaminique et enzymatique.

J’avais été une des premières à dénoncer le fait qu’une grillade de mouton pouvait comporter l’équivalent de 1000 cigarettes en taux de goudrons ! Aujourd’hui les études le démontrent et la presse en a fait largement mention. Je sais que ce sera plus long pour que la grande presse dénonce l’implication du blé dans les maladies émergentes dues à un vieillissement prématuré.

Adieu blé, grillades, fritures, et aliments sucrés, bonjour les années !

À vous de choisir !

 

Marion Kaplan

 

sources : Pourquoi le blé nuit à votre santé du dr William Davis, cardiologue aux éditions de l’Homme – titre original  » Wheat belly » qui est un best seller aux Etats-Unis.

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