L’impact du sucre sur le diabète

L’impact du sucre sur le diabète

Tous vos maux physiques et psychiques sont liés de près ou de loin à votre alimentation. Mais certaines pathologies y trouvent directement leur origine. C’est le cas du diabète auquel je voudrais consacrer cet article pour deux raisons. La première est que de plus en plus de personnes, dans le monde occidental, flirtent avec cette maladie à force de commettre des erreurs alimentaires, par ignorance ou parce qu’elles sous-estiment sa gravité. La seconde raison est que le diabète est un bon exemple de la façon dont on peut adapter son alimentation sans se priver ni se frustrer, en continuant à se régaler !

 

Une maladie moderne

Le diabète n’existait pas avant l’introduction du sucre dans l’alimentation. On a signalé des symptômes concordants pour la première fois au IIème siècle en Grèce, mais la maladie elle-même n’a été répertoriée et décrite qu’au VIIème siècle en Chine, sur la route de l’importation du sucre de l’Orient vers l’Occident. En fait, la maladie diabétique a progressé en même temps que la consommation de sucre, et sa médication s’est affinée au cours des siècles, jusqu’à la découverte de l’hormone insuline, en 1921.

En France, le nombre de diabétiques a plus que doublé entre 1970 et 1980 puis s’est stabilisé, en même temps que les chiffres de la consommation de sucre, à environ 1,6 million de personnes. Aujourd’hui, ce nombre est à nouveau en augmentation. Et on ne parle plus de maladie diabétique mais de syndrome, tant les aspects en sont complexes et divers.

En France, depuis « seulement 10 ans [...], le nombre de personnes diabétiques est passé de 1,6 à 2,9 millions. À cela s’ajoutent les diabétiques qui s’ignorent. Il y a encore peu, on évaluait ce chiffre à environ 500 000, c’est sans doute à 600 000, voire 700 000 qu’il faut maintenant l’estimer. Le gros des effectifs concerne toujours les diabétiques de type II, non insulinodépendants, mais le chiffre des diabétiques de type I, insulinodépendants, est en progression également. »

 

Le diabète, c’est quoi ?

La maladie diabétique est étroitement liée au fonctionnement du pancréas, et en particulier des îlots de Langerhans, des cellules endocrines qui sécrètent deux types d’hormones dans la circulation sanguine : l’insuline qui facilite la pénétration du glucose dans les cellules, et le glucagon qui régule les réserves de glucose dans le foie et leur passage dans le sang. L’autre travail du pancréas, tout aussi important, est de sécréter des sucs digestifs. Il a donc deux fonctions, l’une de stockage et l’autre d’assimilation. Deux fonctions qui, en cas de dysfonctionnement, s’expriment au niveau psychique par la peur de manquer.

C’est bien le cas du diabétique qui ne peut pas se passer de manger ou de boire sans se sentir exposé, en danger. D’ailleurs, les facteurs déclenchants du diabète sont un sentiment d’insécurité et la remise en question de l’environnement et des repères, des facteurs connectés à la relation du malade à sa mère.

Et c’est là qu’apparaît le sucre, la seconde composante du diabète. Tout ce qui est doux, sucré, édulcoré est en rapport symbolique avec l’affectif et, en particulier, avec l’amour maternel. D’ailleurs, les petits enfants qui mangent beaucoup de sucreries sont ceux qui centrent leur vie sur leur relation à la mère. Et plus tard, les adultes « addicts » au sucre sous toutes ses formes – le lactose est un sucre – sont ceux qui n’ont pas coupé leur lien ou réglé leurs problèmes avec leur mère…

Le diabète de type I dit « maigre » – celui qui oblige à se soigner à l’insu-One, environ -1,04Y° des cas de diabète dans les pays occidentaux – est donc l’expression d’un besoin d’amour qui n’a pas été satisfait et a engendré un sentiment d’insécurité assez fort pour remettre en question chez celui qui en souffre le désir de vivre. Le pancréas s’autodétruit, et, sans le traitement à l’insuline, la mort surviendrait. Dans le cas du diabète de type II dit « gras » – celui qui se manifeste à l’âge adulte -, la maladie exprime une frustration et une insatisfaction affectives qui provoquent une tristesse et une inquiétude que le malade compense en mangeant mal et trop. Ce qui fatigue le pancreas et finit par entraîner un diabète.

Qu’il soit maigre ou gras, le diabète est donc la manifestation au niveau physiologique d’une vie sans joie, elle-même résultat du conflit entre la dépendance à l’affectif, à l’autre (le sucre) et la nécessité d’exercer la responsabilité de sa vie (l’énergie).

 

Source : Fédération française de diabétologie, chiffres 2010.

Extrait tiré du livre « J’arrête la malbouffe » de Marion KAPLAN

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